J’ai laissé la famille derrière moi, laissé la zone de confort et le français. Ce qui s’est lentement construit depuis 27 ans reste en arrière pour tout changer. L’heure de décoller approche enfin après le réveil matinal et la contemplation silencieuse de la banlieue parisienne sur le chemin de Roissy.

En passant les contrôles de sécurité, c’est le pilotage automatique qui s’enclenche. La suite, à savoir la salle d’embarquement, l’installation dans l’avion, l’attente du décollage, tout ça se passe avec le cerveau en pause. Je suis incapable de penser, de réagir, c’est comme si un système de sécurité avait mis en place une bulle qui me protège de l’extérieur.
Curieusement, à une minute des pleins gaz, ce moment où on sent que le décollage est imminent, où le bruit des moteurs change un peu, c’est le cocktail d’émotions. Excitation et angoisse se mélangent dans une boule au ventre qui, heureusement, reste collée au sol quand l’avion le quitte.

Riga – Moscou, plus loin dans l’est

Le reste n’est qu’attente en essayant de s’y retrouver à l’aéroport de Riga. Quatre heures d’attente de ce vol pour Moscou. Quatre heures sans péripétie particulière, hormis la conscience que mes limites sont déjà repoussées. Je n’ai jamais été aussi loin dans l’est, et pourtant dans quelques heures, je serai à Moscou, et dans une semaine au Lac Baïkal.

Moscou justement. A la descente de l’avion, c’est la première épreuve commence, à savoir rallier l’auberge en s’y retrouvant dans l’aéroport et le métro russe. Un nouveau pays, une nouvelle langue, une nouvelle vie qui commence ici.  Je sors finalement du métro un peu paniqué et exténué, il est 22h30 et je m’écroule de fatigue.

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