Sur le chemin de Tokyo, je fais un nouvel arrêt à la Tani9Backpackers d’Osaka comme l’endroit avait été accueillant la première fois. Le staff se marre en me reconnaissant et je déballe de nouveau mon sac dans cette toute petite mais mignonne hostel, comme à la maison.
Là-bas je rencontre Yarin et Shaool, deux Israéliens avec qui je partage rapidement une bouteille de whisky sur le rooftop. Après un repas chacun de son côté, les deux collègues sont motivés pour aller en boite (comme ces 3 derniers jours en fait) et je me laisse convaincre, what the hell…
Osaka c’est un peu la ville de la teuf et à Dotombori street, il y a de quoi faire. Par des sources différentes des miennes, ils ont trouvé une bonne adresse. Nous voilà donc partis avec un quatrième larron (corréen) pour le centre-ville à 23h. A l’entrée, comme je ne trimballe pas mon passeport sur moi, on a un petit souci pour me faire rentrer, mais avec la négociation de mes collègues et ma barbouze d’un mois, ça passe quand même. Comme dans toute boite (enfin le peu où j’ai déjà mis les pieds), c’est musique de merde, alcool cher et même fumée de clope comme seul air respirable mais on se marre bien. De plus, étant occidental d’une part et français d’autre part, ça produit don petit effet sur les japonaises. Mais je garde toujours ma réserve naturelle et on ne laisse pas les potes derrière…

Après toute cette agitation (et cette courte nuit) il reste encore à accomplir la principale mission naturaliste du Japon : voir la Salamandre géante. Pour ça, direction Akame, plus connue pour être une région ayant servi à l’entrainement des ninjas que pour ses 48 chutes d’eau et son centre de protection de la Salamandre. Départ donc à 7h après 4h de sommeil pour 1h de train/petit déj vers Nabari. A la gare, bien sûr pas de bus pour rallier Akame, c’est donc parti pour 4 km de marche, frais comme un gardon !

A Akame, le tourisme est plus axé sur les ninjas que sur la Salamandre (mais un peu quand même), et il faudra traverser tout le village pour trouver le centre.

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Au final, de Salamandre, je ne verrai que les individus dans des aquariums, déjà pas faciles à repérer vu le mimétisme incroyable de cette bestiole et ce malgré le mètre de long. Alors la trouver en milieu naturel et de jour quand la tête ressemble parfaitement à un caillou : mission failed…

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Ceci dit, je me serai consolé avec une obs parfaite de Couleuvre pendant 10 bonnes minutes, pas farouche celle-là. Malgré tout, le sentier et les chutes sont entourés par une verdure qui n’a rien à envier à Yakushima, mais vu mon arrivée tardive j’aurai du m’arrêter à la moitié du sentier pour attraper le dernier bus de retour et ne pas me re-taper le chemin vers la gare à pied.

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Retour donc à Osaka après ma journée de terrain, un peu claqué et sans Salamandre mais avec un Okonomiyaki de la mort qui tue déjà testé la dernière fois, ça va mieux.

Kurama no-hi matsuri, le festival de feu de Kyoto : fausse bonne idée ou mauvais démerdage

Après une nuit réparatrice, je prends bieen mon temps pour quitter Osaka, avec le JR pass et les 30 000 trains par jour vers Kyoto, je suis large.
Le plan est de rejoindre l’hostel, poser les sacs et partir à Kurama avant que la foule ne soit trop dense. Mais manque de bol, pour la taulière, l’heure c’est l’heure et pas moyen ni de rentrer (code à l’entrée) ni de poser les sacs avant l’heure officielle du check-in, je dois donc poireauter 1h20 avec mes deux sacs sur le palier aux cotés un voyageur suédois dans la même galère.

Une fois les sacs posés et le temps de prendre une douche, j’apprends que mon co-galérien a le même programme que moi. C’est donc parti pour Kurama alors, à 15min au nord de Kyoto. Enfin 15min d’habitude, parce que là on est pas les seul à y aller, et la queue, rien que pour accéder au train dure 30 min. Le maitre mot de la soirée sera donc patience.

kurama-no-hi-matsuriPlus précisément ça sera patience et promiscuité, d’abord vu la densité de passagers dans le train et ensuite vu le nombre de personnes dans ce micro-village entouré de forêts. On avance à sens unique à 0,02 km/h et les festivités sont à peine visibles, la seul chose qu’on ne loupe pas c’est (apparement) une célébrité japonaise qui fait le spectacle perchée sur un camion de police. Je comprends pas un seul mot de ce qu’elle dit, mais beaucoup de japonais autour de nous ont l’air à fond.

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On finit par se rapprocher de l’artère principale et des festivités qui consistent en un défilé de groupes de japonais (pas frileux vu leurs tenues) portant des torches enflammées de tailles variables, ça va de la « petite » torche portée pas un ou deux bonhomme au méga-flambeau que se trimballent 6 gaillards, avec parfois un petit garçon.

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Au bout de 300m, ça dévie vers un chemin, pas très sûrs au début de la direction prise, mais il s’avère rapidement que c’est le retour vers la gare, si le festival du feu aura été bref, il nous faudra le double de temps pour rallier le train. On a juste choisi la pire heure pour y aller, c’est en voyant les personnes qui arrivent dans des trains vides alors qu’on poireaute pour monter dans celui du retour qu’on s’en rend compte. Il est 21h, on a passé les deux dernières heures à piétiner (1h15), jouer aux sardines dans le train (15min) et profiter du festival (30min), pas de bol… Seule bonne idée : descendre 3 stations de train avant le terminus pour attraper le terminus du métro à 10 min à pied, histoire de ressusciter les jambes et acheter un casse-croute dans la première supérette venue.

Tokyo, enfin !

Parti de Kyoto dès que possible pour être à la capitale pour midi, je ne traine pas à l’hostel. Le temps de profiter quand même du petit déj gratuit et de rejoindre la gare, je saute dans le premier Shinkansen venu. Sur le chemin, c’est surtout contemplation du paysage avec un bref aperçu du Fuji-san qu’on devine à peine derrière les nuages.

Le train arrive finalement à Tokyo, avec 20 minutes d’avance. Mais ayant la tête dans les nuages depuis 2 bonnes heures, il faut que je m’aperçoive que je suis tout seul dans le wagon avec le contrôleur qui fait un dernier passage pour penser à descendre.

A la sortie des quais, je prends un grosse claque, cette ville est folle ! J’étais pourtant habitué au côté dense et compliqué des transports urbains japonais, mais là, je reste figé, ça dépasse tout, la foule est énorme et je lutte pour me frayer un passage vers le métro. Ayant trouvé malgré tout l’entrée, je ne trouve même pas sur le plan la station que je vise tellement les lignes de métros et de trains de banlieue se croisent et se mélangent dans un espèce de labyrinthe incompréhensible.

Arrivé à l’hostel, le temps poser mes sacs et mettre ce qui doit l’être dans les casiers, je repars en coup de vent, j’ai une quarantaine d’heures seulement à passer à Tokyo, pas de temps à perdre. Cet aprèm c’est session shopping. Ayant repéré pas mal de boutique dans ce quartier, je file vers Shibuya pour prendre un nouveau bain de foule. Le principal objectif est le 100yen shop qui est bien blindé mais c’est une vraie caverne d’Ali Baba, surtout pour ce qui concerne la cuisine des sushis/makis, le tout en se faufilant entre les touristes et ados japonais. C’est là qu’on se rend bien compte du côté complètement schizophrène que peut avoir le Japon en voyant à la fois des hommes qui sortent du boulot en costar/cravate bien propres, de ados en uniformes, en cosplay voire même en kimono. Mais la palme revient quand même au meilleur enterrement de vie de garçon que j’ai vu : Mario kart dans les rues de Tokyo, et en costume !

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Le soir, je retrouve Maiko pour un petit resto, elle m’emmène dans un Okonomiyaki (décrété mon plat japonais préféré). Dans celui-ci, il faut le faire soi-même, j’apprends donc, rien de bien compliqué, il suffit de mélanger les ingrédients commandés et bien faire cuire de chaque côté, le moment délicat étant de retourner le tout avec juste la petite spatule et les baguettes. Bien calé dans l’ambiance japonaise, j’ai du mal à croire que dans 2 jours je serai à Nouméa, si les débuts du Japon auront été difficiles, au final, je serai bien resté un peu plus.

Dernière journée à Tokyo, qui commence avec un petit déj sushi au marché aux poissons de Tokyo. Sur les conseils de Maiko, je prends la bonne entrée de cette fourmilière et trouve rapidement les restos, c’est très simple, c’est là que tous les occidentaux font la queue. Au feeling j’en prends une, la pioche à l’air bonne, le resto de qualité mais le poireautage durera quand même 45min, mais une fois installé, festival ! Je prends le plateau 11 pièces à 3900 Yens, c’est pas donné mais vu la qualité, je me fait plaisir ! Et effectivement la fraicheur du poisson n’a rien à voir avec tout ce qu’on peut trouver en Europe, ça fond littéralement dans la bouche, et avec la bonne soupe miso à coté, le tout arrosé de thé vert à volonté, je savoure.

Le reste de la journée, je finis le shopping, baguettes, souvenirs en tout genre pour manger ensuite avec Masa que j’avais rencontré à l’auberge de Kyoto. Après un arrêt à la poste centrale de Tokyo (trouvée au bout de 30 min d’errements dans les souterrains du métro), pour envoyer colis et cartes postales, je rentre à l’auberge épuisé, fauché, affamé. Dernier arrêt dans une supérette et repas pas cher à makis et ramen devant un GTO, peinard…

Le lendemain, c’est la course pour atteindre Narita mais mon JR pass me sert jusqu’au bout. Le temps d’enregistrer les sacs, un petit déj, jeter un œil sur le duty free (zutre, pas de bon rhum, que du whisky), et c’est parti pour Nouméa, avec 8h d’avion entre.

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