Encore de la ville…

J’arrive à 8h50 à la gare d’Irkoutsk, mal remis de la nuit balloté dans le train. On aurait dit que le conducteur apprenait à passer les vitesses et toutes les 20s, bim la tête contre le mur…
Bref, je débarque et grâce à Alex, seul autre francophone du wagon (voire du train) et québécois de son état, j’arrive à attraper du wifi.  Pour la faire courte, pour attraper le wifi public, il faut avoir un numéro russe, merci le collègue.

Après m’être un peu mis à jour et avoir averti mon hôte de mon arrivée je me bouge vers 11h30. Mais en sortant de la gare, petite pointe de panique, j’ai beau savoir que je peux prendre les transports en commun je ne vois rien qui ressemble à un arrêt de bus/tram/métro/ferry… Comme un lapin dans des phares de bagnole en pleine nuit noire (copyright FD), je me dirige vers les taxis devant la gare : première erreur du voyage, première leçon…
1. le taxi en question est plus un van à moitié défoncé qui diffuse de la techno russe plutôt fort et 2. Le bonhomme a besoin de la carte pour repérer la route, ça sent pas bon cette affaire.
Et effectivement, au final ça me coûtera… 2500 roubles ! (35€, soit 1/3 de mon trajet Moscou-Irkoutsk). Voilà, voilà, on va dire qu’il fallait la faire au moins une fois pour ne pas le refaire celle-là…

J’arrive chez Elena tant bien que mal et lui explique l’affaire. Là elle se met bien en rogne contre les taxis avant de me dire que j’aurai dû lui dire pour qu’elle m’en envoie un (bah oui, la plan A, c’était les transports en commun..). Du coup, je passe le reste de l’aprèm au calme pendant qu’elle bosse de son côté. Une douche en priorité absolue : après 4 jours dans le train, c’est le bonheur. Suit le tri des photos, un peu d’écriture et la programmation des 3 semaines à venir, 3 fois rien.
Le soir, repas au top, pizza ! Ça fait du bien avant un bon gros dodo, en silence et tout seul !

 

Choisir Olkhon ou comment chambouler ses plans

Avec Alex, on décide d’aller randonner au bord du Baïkal. Comme il n’est là que pour 4 jours, on se décide pour l’Ile d’Olkhon. Je n’avais pas prévu d’y aller avant 5 jours, ce qui chamboule une fois de plus mes plans (c’est la 3°).
Du coup, la journée du jeudi ressemble à celle passée à Moscou quelques jours plus tôt, on tourne dans la ville à la recherche d’un magasin de camping, de billets de bus pour Olkhon et de ferry pour moi.
Manque de bol, on dirait que le site internet de la compagnie de ferry n’est pas très à jour et la guichetière m’oppose un « no boat » pour 2 des 3 trajets que j’avais prévu. Je laisse donc le nord du Baïkal pour la prochaine fois et me concentre sur Olkhon et Ust-Barguzin.

Au final je n’aurai pas eu le temps ni de visiter, ni de faire de l’ornitho. J’ai hâte de me retrouver en pleine nature et de voir le Baïkal, après quelques milliers de kilomètres à courir après…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *