Arrivée en demi-teinte à Beppu

03/10 – Le séjour à Beppu est un peu bizarre. La journée n’est pas très productive, débarqué à 6h du matin, je suis pas très frais et à part la résa de billets de bus pour la suite et trouver une carte SIM locale, rien d’extraordinaire. De plus, le couchsurfer qui m’héberge est de sortie, du coup ce sont ses collocs qui m’accueillent et avec qui je parle une partie de la soirée, bizarre.

04/10 – Le programme est de rejoindre une hostel qui me servira de base pour aller randonner dans les Montagnes Kuju mais surtout chercher la Salamandre géante du Japon. Le bus qui m’amène sur place part à 8h, donc de nouveau réveil assez tôt pour rejoindre la gare (pas à côté bien sûr).

Après 2h de trajet dans mes premières montagne japonaises, je me retrouve au milieu de nulle part, mais idéalement placé pour explorer les environs. Le seul souci, c’est que je poireaute pendant 1h30 avant qu’un vieux bonhomme qui revient de ses courses me dise « closed ! ». Me voilà donc comme un con à 11h du mat à 5 km du premier village, sans hébergement, avec mes 20kg de bordel.
Si j’envisage un moment de partir en rando malgré tout, une habitante du coin me le déconseille « too much wind », en effet, ça souffle déjà assez bas, alors plus haut, c’est la tempête (ou presque). Surtout que le site de bivouac est à une quinzaine de kilomètres, de l’autre côté du massif et qu’il fait nuit à 18h ici.

Que faire alors ? Résigné, je rejoins la station-service où le bus m’a laissé, le prochain est dans 4h et se rend vers Aso, mon objectif suivant, où une rando vers un volcan est possible. Pour essayer de gagner du temps, je me lance dans le stop, au moins, ce croisement isolée avec une bonne ligne droite est parait pour ça et ma chance renait puisque il me faut pas plus de 20 min pour qu’on me prenne. Ma sauveuse, ne parle pas anglais mais je parviens quand même à la remercier de m’avoir tiré de ce mauvais pas.
Aso n’est qu’à 20km et l’hostel du coin est tout confort mais surtout pleine d’infos sur les randos et les bus autour du volcan. C’est décidé, demain, je marche sur ce volcan, fais de l’ornitho, de l’herpéto, des photos à foison, ça va être une bonne journée après ce foirage lamentable !

05/10 – Je suis pas le seul à être motivé par ces rando, puisque la moitié des clients de l’hostel prennent le même bus que moi ce matin. Après 30 min de trajet, je descends au départ d’un bon paquet de sentier et même si le vent est du genre brutal, les paysages sont pas mal du tout. Mais murphy n’est pas loin.

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Le musée du volcan est fermé mais je trouve quand même une japonaise, aimable comme toujours, qui me file une carte des sentiers environnants, le hic, c’est que pour tous ceux-ci, elle me dit « closed », apparemment un tremblement de terre 6 mois avant a foutu pas mal le bordel et les glissements de terrain ont été nombreux. En gros, tout ce que je peux faire c’est le tour du parking.

En bon français prêt à gruger, je tente un premier sentier, mais un planton posté au bord de la route m’empêche d’aller plus loin. Têtu, je passe au second mais là, ce sont les éléments qui se mettent en travers de mon chemin puisque si le vent déjà brutal devient violent, la pluie s’en mêle donnant l’impression de prendre des volées de grêlons en pleine figure. Le coup de grâce vient avec les nuages qui prennent toute la montagne, n’accordant qu’une visibilité tout juste suffisante pour pisser. Trempé en 5min, dépité je me rabats vers les bâtiments bordant le parking, où je retrouve mes collègues de l’hostel tous aussi dépités que moi, et c’est en groupe que l’on fuit comme des rats vers le bus après… 40 min ! Journée foirée, encore.

06/10 – Ce matin, j’ai envie de pleurer, il fait soleil et le ciel est bleu. L’Aso-san est dégagé, la vue doit être parfaite, mais je prends le bus pour Kumamoto à 11h, le Japon me déteste il faut croire.

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Au Sakurajima, la chance reprend

Après ces 3 jours foireux, je ne m’attends plus à grand-chose en arrivant à Kagoshima, mais comme le mouvement est la solution, je prépare ma journée du lendemain à Sakurajima, encore un volcan.

07/10 – Coup de bol aujourd’hui, il fait beau : soleil, ciel bleu, rien à redire et sur le ferry qui m’amène sur l’île (presqu’ile) de Sakurajima, je reprends la pêche.

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Bien disposé à prendre mon temps et profiter du beau temps et du site, le bus qui fait le tour d’une partie de l’île avec des arrêts 5 minutes chrono me gonfle un peu. Je le lâche donc au point de vue principal pour rentrer à pied : 6 km de descente sous le beau temps, au top pour faire de la photo, un peu d’ornitho mais surtout de l’herpéto, pour la première fois depuis des jours et des jours, je parviens à observer des lézards et un serpent aussi, mort mais serpent quand même.

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Revenu au niveau de la mer, c’est content de ma journée et, pour une fois, pas frustré que je me fait le bain de pied dans une eau directement chauffée par le volcan, le tout en pensant à Yakushima qui se profile le lendemain avec les 4h de bateau pour y accéder.

2 commentaires pour “Kyushu, le moteur tourne mais la route est cabossée”

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